The diary of a teenage girl

Publié le 25 Avril 2016

De Marielle Heller 

Sortie en DTV le 21 mars 2016

 

 

Dans les années 70 à San Francisco, une adolescente a une aventure avec le petit ami de sa mère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au cinéma, l'adolescence demeure un sujet inépuisable : quel que soit l'angle, le contexte, l'époque, on trouve toujours un nouveau réalisateur - ou dans le cas qui nous occupe, réalisatrice -  pour explorer un nouveau pan de ces années de transition.

 

Avec The Diary of a teenage girl, nous voici plongés dans le San Francisco des 70's, quelques années après la libération sexuelle. Au sein d'une société en pleine mutation, notre héroïne, 15 ans à peine, cherche sa place. Elle questionne sa condition de jeune femme, avec un corps, des envies et des sentiments, au milieu du regard porté sur elle par son entourage. Il y a sa mère, femme superbe, malheureuse et souvent défoncée, le compagnon de cette dernière, qui n'est pas insensible aux nouvelles formes de la jeune fille, mais également les garçons de son âge.

 

 

Lorsqu'elle se prend de passion pour le dessin au travers du travail d'Aline Kominsky, elle commence à crayonner sans tabou : des personnages, des sexes droits ou béants, des corps, des tableaux psychédéliques reflétant son imaginaire et ses envies. Cette liberté de créer, mais aussi d'assumer sa sexualité sont d'ailleurs qualifiés d'effrayants par ses amants, quelque peu décontenancés par la modernité de cette jeune femme. Certains sujets pouvant paraître délicats ou même malsains – sa première expérience avec un homme plus âgé, le petit ami de sa mère - sont d'ailleurs abordés dans ce film avec une neutralité étonnante, reflétant la simplicité dénuée de jugement moral avec laquelle la jeune femme entrevoit les questions sexuelles.

 

Dans ce film très éloigné des clichés de la comédie adolescente, la réalisatrice saisit avec justesse, le passage à l'âge adulte d'une jeune fille ordinaire et décidée, qui, sans arrière pensée, s'interroge sur sa nouvelle situation de femme. Sans volonté de trangression délibérée ou de provocation, sans désir de manipulation, elle explore tout simplement ses possibilités, quitte à se laisser surprendre par ses propres sentiments et à revenir sur ses pas après être allée trop loin. Car finalement, c'est bien cette conscience qui marque son passage à l'âge adulte, plus que la découverte de son corps : celle de faire ses propres choix, en toute connaissance de cause.

 

La note tout à fait subjective qui n'engage que moi : 4/5 

 

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