Grimsby - Agent trop spécial

Publié le 13 Avril 2016

De Louis Leterrier

 

Nobby Butcher n’a pas de boulot, mais cela ne l’empêche pas d’être heureux. Il a tout ce dont il peut rêver dans la vie : le foot, une petite amie géniale… et neuf gamins. Pour que son bonheur soit complet, il ne lui manque que son petit frère, Sebastian, dont il a été séparé quand ils étaient enfants. Après trente ans de recherches, Nobby retrouve finalement la trace de Sebastian à Londres. Il ignore que celui-ci est devenu le meilleur agent du MI6… Leurs retrouvailles tournent à la catastrophe, et voilà les deux frères en cavale. C’est alors qu’ils découvrent un complot visant à détruire le monde… Pour sauver l’humanité – et son frère – Nobby va devoir se lancer dans sa plus grande aventure. Pourra-t-il passer de l’état de bouffon niais à celui d’agent secret ultrasophistiqué sans faire trop de dégâts ?

 

 

 

Pour être tout à fait honnête, je n'avais pas, mais alors pas du tout envie de vous parler de ce film, découvert au cours d'une projection surprise - ça m'apprendra ! A la réflexion, je me suis finalement dit que si cette critique dissuadait ne serait-ce qu'un seul spectateur de gaspiller son argent dans cette farce aussi grotesque que vulgaire, elle aurait fait son office.  

 

A me lire, certains d'entre vous pensent peut-être que ces lignes sont le fruit d'un esprit étriqué et réactionnaire avant l'heure. Ceux qui me lisent plus souvent sauront que ce n'est pas le cas, et qu'il n'est nul question ici de morale : j'apprécie souvent les films transgressifs qui pétardent le politiquement correct et les images trop lisses. Non. Grimsby ne m'a pas choqué. En revanche, je dois admettre qu'ayant passé l'âge du pipi-caca-prout (et sperme devrais-je ajouter) il ne m'a pas fait rire. Du tout.

 

 

Il s'agit, au départ, d'une histoire d'espionnage sans grande originalité : un type maladroit, beauf et idiot obligé de faire équipe avec un des meilleurs agents existants. Des scénarios du même type, il en existe des quantités dans l'histoire du cinéma - et presque autant de navets. Cependant, ceux réussissant malgré tout à tirer leur épingle du jeu misent sur l'équilibre classique action/émotion pour aller au plus efficace dans le divertissement et finissent, inévitablement, par rendre l'improbable duo sympathique. Dans Grimsby, toutefois, l'audace semble se borner à pousser l'art de la vanne salace et scatophile jusque dans ses tréfonds. Les amateurs de ce type d'humour se régaleront. Pour les autres, vous voilà prévenus : allez voir un autre film. N'importe lequel, en fait. Vraiment. 

 

 

La note tout à fait subjective qui n'engage que moi : 1/5 

 

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