Les Saisons

Publié le 25 Janvier 2016

De Jacques Perrin et Jacques Cluzaud 

 

L’hiver durait depuis 80 000 ans lorsque, en un temps très bref, une forêt immense recouvre tout le continent. Une nouvelle configuration planétaire et tout est bouleversé. Le cycle des saisons se met en place, le paysage se métamorphose, la faune et la flore évoluent. L’histoire commence… À un interminable âge de glace succède une forêt profonde et riche puis, sous l’impulsion d’hommes nouveaux, une campagne riante.
Les Saisons est une épopée sensible et inédite qui relate la longue et tumultueuse histoire commune qui lie l’homme aux animaux.

 

 

 

Depuis 1989, avec Le Peuple Singe, Galatée Films et Jacques Perrin nous enchantent avec de magnifiques films animaliers. Si ce titre ne vous dit rien, vous vous souvenez sans doute de Microcosmos présenté en sélection officielle au Festival de Cannes de 1996, et à l'époque une petite révolution : jamais on n'avait vu les insectes d'aussi près ! Je n'avais qu'une dizaine d'années, mais je me rappelle distinctement être allée le voir sur grand écran, pendant les vacances d'été. Depuis, vous avez peut-être volé avec les oiseaux du Peuple Migrateur et plongé au coeur de la vie sous-marine avec Océans, et l'émerveillement est toujours intact. 

 

Chaque nouveau long métrage explore ainsi une facette différente du monde animalier et interroge le rapport de l'homme avec la nature. Avec Les Saisons, c'est à la forêt que s'intéresse Jancques Perrin, cette forêt qui couvrait jadis toute l'Europe, et qui abritait une faune abondante, avant que l'action de l'homme ne réduise leur habitat comme peau de chagrin. 

 

 

On retrouve ici la "patte" des films précédents, avec de magnifiques images, et peu de commentaires. Le spectateur a ainsi la sensation de se glisser en catimini au plus près des animaux, qu'il s'agisse d'assister à une naissance, au renouveau du printemps ou à des combats d'une violence très ritualisée et pourtant extrêmement impressionnants. On y perçoit la puissance du règne animal, sa vitalité, et toute sa beauté. 

 

Le film s'intéresse à tous les habitants de la forêt, et on pourra y admirer, bouche bée, aussi bien des ours, des loups et des lynx que des chevaux, des oiseaux ou des insectes. De très méticuleuses prises de son permettent de percevoir les pépiements aussi bien que les brames, mais également, plus infimes, le bruit d'ailes qui battent ou d'élytres qui crissent. L'ensemble ménage de beaux moments d'émotion, du suspense, de l'humour, et de l'attendrissement. Nul doute que les louveteaux ou les renardeaux feront fondre plus d'un spectateur. 

 

 

Un spectacle fascinant, quel que soit son âge. Pour des petits citadins, c'est l'occasion de découvrir de nombreux animaux, et d'en apprendre davantage, rien qu'en les regardant se mouvoir en liberté. Les plus âgés s'interrogeront sans doute également sur la place de l'homme dans cette nature qu'il a une fâcheuse tendance à détruire, mais également sur leur propre responsabilité dans l'avenir. 

 

On mesure assez mal les difficultés techniques qu'il a fallu dépasser pour en arriver à ce résultat époustouflant, et la rencontre organisée à l'issue de la projection  - dont je vous parlerai dans un prochain article - a permis de répondre à de nombreuses questions.  

 

Ouvrez grand vos yeux et vos oreilles, voici le spectacle de la forêt dans sa diversité et dans toute son incroyable beauté ! 

 

La note tout à fait subjective qui n'engage que moi : 4,5/5

 

A noter également, l'existence d'un site internet dédié au film, où vous pourrez retrouver des photos, des précisions, mais également le jeu Morphosis qui permet de découvrir de façon interactive les transformations de la planète et des animaux depuis la dernière glaciation. 

Commenter cet article

Destrieux 26/01/2016 23:53

Cela donne envie ... comme les renardeaux de Suzy !

Akialam 27/01/2016 07:46

Oui ! :) il y en a d'aussi mignons dans le film :)