Powers : saison 1

Publié le 30 Août 2015

 

De Brian Michael Bendis et Michael Avon Oeming

 

Dans un monde où les super-pouvoirs sont relativement communs, deux inspecteurs de police, Christian Walker et Deena Pilgrim, sont spécialement chargés des crimes impliquant des pouvoirs hors normes...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adapté du comics américain Powers, cette série suit les aventures d'un département de police d'un nouveau genre : celui destiné à punir les crimes et délits causés par les citoyens dotés de super pouvoirs. Dans le Los Angeles dépeint par la série, le star-system n'est pas celui des acteurs, mais celui des supers héros, qui jouent des coudes devenir célèbres, à grand renfort de stratégie marketing dans cette ville ou l'apparence est reine.

 

Dès le départ, la série navigue entre les genres : ni trop policier, ni trop héroïque, elle propose des personnages plutôt atypiques, ou du moins, assez peu monolithiques. Ici, la frontière entre le bien et le mal est floue, et l'ensemble des personnages reste dans la zone grise entre les deux : ils se connaissent, se jaugent, se défient. Leurs motivations sont indéfinies, entre soucis d'ego, remords et regrets. A qui s'attacher ? A qui donner raison ?

 

Si le milieu de saison est un peu longuet et les effets spéciaux parfois trop artificiels ou trop grand guignolesques, l'ensemble prend, essentiellement grâce à des personnages plus humains que jamais, capables de s'émouvoir comme de générer l'empathie, même chez les plus terribles d'entre eux. Une série loin du formatage américain que l'on peut parfois voir ailleurs : gros mots, personnage qui fume dans arrêt, super-héros handicapé et alcoolique, femmes à poigne font partie de ces éléments qui contribuent à rendre moins lisse l'ensemble de cette histoire. Et c'est tant mieux !

 

Soulignons parmi les acteurs de Powers le sud-Africain Sharlto Copley, déjà remarqué dans District 9, ou encore Noah Taylor, au physique si particulier. Toutefois, c'est sur Eddie Izzard, incarnant Wolfe, que je souhaitais attirer votre attention. En effet, ce nom de vous dit peut-être rien, mais il est bien connu de nos amis d'Outre-Manche, car Eddie Izzard est un artiste à part : humoriste, comédien, adepte du travestissement et très extraverti, il insuffle à son personnage manipulateur quelque chose de froid, de machiavélique et de fascinant.

 

Malgré quelques défauts de fabrication plus que de fond, Powers tire son épingle du jeu et se laisse regarder dans déplaisir une fois que l'on y est plongé. Mieux ! On attend de voir la suite, car une saison 2 est d'ores et déjà prévue.

 

Powers - saison 1 : sera disponible en DVD le 16 septembre.

La note tout à fait subjective et qui n'engage que moi : 3,5/5

 

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