Belle et Sébastien ***

Publié le 18 Décembre 2013

Belle et Sébastien

De Nicolas Vanier

 

 

Ça se passe là-haut, dans les Alpes. Ça se passe là où la neige est immaculée, là où les chamois coursent les marmottes, là où les sommets tutoient les nuages. Ça se passe dans un village paisible jusqu'à l'arrivée des Allemands. C'est la rencontre d'un enfant solitaire et d'un chien sauvage. C'est l'histoire de Sébastien qui apprivoise Belle. C'est l'aventure d'une amitié indéfectible. C'est le récit extraordinaire d'un enfant débrouillard et attendrissant au coeur de la Seconde Guerre mondiale.

 

 

 

Chez Nicolas Vanier, on évoque toujours les liens forts qui unissent l'homme et l'animal, et on contemple la nature, tout à la fois majestueuse, généreuse et dangereuse. Des thèmes récurrents, qui m'avaient déjà frappés lorsque j'avais vu son film précédent, Loup, en 2009. L'histoire de Belle et Sébastien, qui recelait tout cela en elle, était donc un sujet en or pour ce réalisateur des grands froids.

 

Afin de renforcer les enjeux dramatiques de l'histoire originelle, qui se déroulait dans les années 60-70, l'intrigue a été déplacée en plein coeur de la seconde guerre mondiale. Restait ensuite à dénicher un petit bonhomme attachant pour incarner Sébastien, qui trouve un visage en la personne de Félix Bossuet. Tchéky Karyo, quant à lui, joue à merveille le vieil ours bourru au grand coeur, un montagnard rude, un peu trop porté sur la bouteille. Dans ce film, on parcourt les montagnes en compagnie de ce garçon têtu et de son amie "La Bête" sauvage. On rit. On découvre que les apparences sont parfois trompeuses. On rencontre la belle boulangère et le valeureux médecin.

 

L'ensemble s'avère donc très consensuel, mais le spectateur se laisse finalement entraîner à la suite des deux protagonistes. On n'y croit pas tout à fait, mais on fait bien semblant. Un film familial qui fait la part belle aux bons sentiments et à une nature splendide. Touchant, mais sans surprise.

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