Rab ne bana di Jodi ***

Publié le 5 Janvier 2014

D'Aditya Chopra

 

Surinder Sahni, employé au Punjab Power, tombe amoureux de la fille d'un de ses anciens professeurs, la très pétillante Taani.  Le vieux professeur a une attaque cardiaque en apprenant le décès du fiancé de cette dernière dans un accident. Il demande alors à sa fille d'épouser Surinder, pour qu'il puisse lui aussi mourir en paix, la sachant en sécurité et protégée.

 

Taani accepte ce mariage, mais reste plongée dans sa tristesse. Lorsqu'elle se décide à prendre des cours de danse pour se changer les idées, Surinder s'atelle à conquérir son coeur en inventant un personnage de dragueur extraverti : Raj.

 

 

Voici un Bollywood relativement classique dans sa structure, qui mélange, comme le veut le genre, la musique, la danse, la comédie et la romance. Son originalité réside donc davantage dans l'histoire qui y est racontée : ici, pas de problème de castes ou de familles ennemies, pas d'amour impossible, comme traditionnellement dépeint et mis en scène par le cinéma indien. Ici, l'histoire débute par un mariage. Et c'est l'histoire d'un époux fou amoureux qui va tenter de conquérir sa femme.

 

Le très célèbre Shah Rukh Khan y donne dans son surjeu habituel, et pourtant, son personnage de fonctionnaire ordinaire devient peu à peu touchant dans ses efforts désespérés pour conquérir la femme qu'il aime, et qui l'a pourtant épousé. Le film est cependant moins premier degré qu'on ne pourrait le craindre car il joue la carte de l'autodérision : en créant le personnage de Raj, Surinder essaye d'imiter les acteurs qu'il voit sur grand écran et croit que c'est ainsi qu'il plaira à sa femme. Une mise en abyme plutôt sympathique.

 

Sans être un film extraordinaire, Rab ne bana de Jodi demeure donc un spectacle enlevé, un Bollywood pur jus qui se laisse regarder sans déplaisir à condition toutefois d'admettre les codes du genre !

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