J'aime beaucoup ce que vous faites **

Publié le 24 Octobre 2013

De Carole Greep,

mise en scène de Xavier Letourneur

 

 

Comment une fausse manoeuvre avec un téléphone portable vous fait découvrir ce que vos meilleurs amis pensent de vous en réalité et ceci juste avant leur arrivée pour un week- end, finalement pas comme les autres, dans votre maison de campagne!

 

 

 

 

 

 

J'apprécie de temps à autres une de ces comédies populaires qui tournent beaucoup, et qui font simplement passer un bon moment. C'est donc avec plaisir que je suis allée voir cette pièce.

 

Le problème, avec tout spectacle vivant, c'est que je ne puis juger que la représentation à laquelle j'ai assisté. Peut-être aurais-je loué le rythme, un autre jour ? Peut-être également la distribution de ce soir-là était-elle moins complice ? Qui sait ? Il faut parfois tellement peu pour que l'alchimie prenne, ou pas, du point de vue du spectateur. Hélas, je crois que je deviens de plus en plus exigeante avec le théâtre à mesure que le temps passe car, pour l'avoir pratiqué pendant une dizaine d'années, j'y mesure, bien plus qu'avec l'opéra, ce qui me semble perfectible.

 

J'ai donc été très déçue par cette pièce que d'aucuns jugeaient hilarante... En premier lieu, j'ai détesté le fait qu'elle soit sonorisée. Entendons-nous bien, je n'ai rien contre la technique en elle-même lorsque les comédiens la mettent  à profit pour affiner leur jeu en s'affranchissant des contraintes vocales imposées par les dimensions de la salle. N'étant plus obligé de porter autant la voix pour être entendu du spectateur, le comédien peut donc, en théorie, donner un ton plus naturel à ses interventions, jouer davantage sur les inflexions de voix. Or, le style de la comédie les obligeant, ici, dans une certaine mesure, à forcer encore davantage le jeu, cette sonorisation finalement inutile a surtout pour effet d'accentuer les aspects artificiels du théâtre. Dommage.

 

Pour le reste, j'ai trouvé le texte pas mauvais, mais mal défendu avec de nombreux effets comiques qui tombaient à plat, particulièrement dans la première partie. J'ai assez peu cru au couple invitant, à sa complicité, et à ses réactions. L'élément comique le plus efficace, finalement, mais également le plus cliché, est celui de la bimbo décérébrée. Dommage que ce soit quasiment le seul. Je pense que les comédiens ont démarré un peu en sous-régime et ont ensuite réussi à retrouver le bon rythme en cours de route, ce qui est, d'expérience, une des choses les plus difficiles à faire, en théâtre. Toutefois, ils n'ont, selon moi, pas réussi à sauver cette représentation.

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