Gravity *****

Publié le 2 Novembre 2013

D'Alfonso Cuarón

 

Pour sa première expédition à bord d'une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l'astronaute chevronné Matt Kowalsky qui effectue son dernier vol avant de prendre sa retraite. Mais alors qu'il s'agit apparemment d'une banale sortie dans l'espace, une catastrophe se produit.

Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l'univers. Le silence assourdissant autour d'eux leur indique qu'ils ont perdu tout contact avec la Terre - et la moindre chance d'être sauvés.

 

 

Il est des films dont on est persuadé qu'ils sont excellents, mais qu'on a simplement pas envie de voir. Gravity était de ceux-là, jusqu'à ce que la curiosité, et le hasard d'une autre séance complète, s'en mêlent.

 

Et là, le choc ! Comment décrire autrement cette expérience cinématographique hors du commun ?  Alfonso Cuaron, habitué des films d'horreur, maîtrise à la perfection les ressorts de la tension, et sait tenir le spectateur en haleine par un savant jeu de contrastes :  on y subit des sons à la limite du supportable suivis d'un silence tout aussi assourdissant, et l'on y partage avec les personnages l'ivresse du vide, cette impression de flotter dans l'espace, suivie d'une sensation de claustrophobie lorsque la caméra nous fait pénétrer à l'intérieur du scaphandre. Une vraie expérience cinématographique, qui place le spectateur en état de stress. J'ai même dû oublier de respirer une ou deux fois !

 

Pour une fois, la 3D n'est pas un gadget. Ici, elle sert efficacement le film en étant finalement, assez invisible, mais surtout en créant des effets de profondeur : l'impression d'apesanteur est unique. Un film qu'il faut donc résolument voir sur grand écran, où il donne la pleine mesure de ses effets.

 

Sandra Bullock s'efface complètement derrière son personnage, et retrouve une justesse qu'on ne lui connaissait plus depuis fort longtemps, au service d'un réalisateur qui maîtrise son art, laissant mûrir la tension et ne la relâchant que par petites doses, juste assez pour la faire remonter d'un cran l'instant d'après. Un film spectaculaire et efficace, dont on ressort assurément secoué, avec la sensation d'avoir découvert une oeuvre à part.

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FT 19/11/2013 15:52

Bonjour Akialam! J'ai également été secoué par ce film comme cela faisait longtemps que je ne l'avais pas été! Je m'attendais à un remake d'Appolo 13, mais c'est une expérience toute différente, est le jeu de Clooney et Bullock y est pour beaucoup! Je ne me souviens pas d'avoir arrêté de respirer, mais par contre j'ai eu droit à quelques tachycardies, et les accoudoirs de mon siège ont passé un mauvais moment... A voir, peut-être pas à revoir, et en tout cas au cinéma et pas en DVD,... ou sur son téléphone comme les ados ! Bonne journée Akialam, à bientôt.

akialam 19/11/2013 20:45

Effectivement, les accoudoirs sont de bons défouloirs. Pour une fois, l'expression "rester agrippé à son siège" n'est pas à prendre au sens figuré !